Béréziat au passé

Béréziat au cours des siècles

Toponymie

Le nom de Béréziat apparaît dès l’Antiquité tardive.

  • Béréciacum (Xe siècle)
  • Bérisie (1248)
  • Béreyssia (1250)
  • Béreyssiacus (1959)

Il dérive probablement d’un anthroponyme gallo-romain, « Béricius », associé au suffixe -acum, signifiant « domaine de Béricius ».


Du Moyen Âge à la période féodale

À l’origine, Béréziat est une paroisse rurale placée sous le vocable de Saint‑Georges, relevant du prieuré Saint‑Pierre de Mâcon.

  • VIIIe – IXe siècles : l’évêque Hildebaud de Mâcon (814‑850) reçoit les biens locaux, attestant une activité structurée dès cette époque.
  • 928–936 : un notable nommé Moduin cède des terres — dont certaines situées sur l’actuelle commune de Béréziat — ainsi que des serfs à l’Église de Mâcon, révélant l’ancrage seigneurial et religieux du territoire.
  • 1248 : Bérard de Beyviers concède un fief dans la paroisse aux Hospitaliers d’Épaisse, illustrant la présence des ordres hospitaliers au Moyen Âge.

Époque contemporaine

Jusqu’au XIXe siècle, Béréziat demeure un petit village rural, organisé autour de l’église Saint‑Georges, qui témoigne encore aujourd’hui de son passé médiéval.

Évolution du territoire

Les profondes transformations agricoles de la seconde moitié du XXe siècle ont eu un impact majeur sur les petites bourgades rurales.

Vers 1840, Béréziat, situé au cœur de la Bresse, se trouve dans une situation d’isolement relatif :

  • Environ 10 km des bourgs voisins (Montrevel, Pont‑de‑Vaux, Bâgé)
  • Passage du chemin de fer à 7 km
  • Absence de liaisons urbaines hors du commerce agricole

Les déplacements s’effectuent uniquement par des chemins non empierrés. Cet isolement explique l’absence de familles bourgeoises et la non‑construction de châteaux ou de demeures de prestige sur le territoire communal.


L’église Saint‑Georges

L’église actuelle de Béréziat possède une histoire longue et complexe, mêlant architecture médiévale et remaniements modernes.

Origines médiévales

  • XIe ou XIIe siècle : construction de la partie romane primitive, encore visible dans l’avant‑chœur, voûté en coupole sur trompes (élément caractéristique de l’art roman).
  • XIIIe siècle : ajout du chœur gothique, voûté d’ogives, et probablement de la nef voûtée en berceau.

La base de l’église remonte donc aux XIe–XIIe siècles, avec des ajouts significatifs au XIIIe siècle.

Remaniements et reconstructions

Un inventaire de 1656 indique que l’église fut reconstruite entre 1836 et 1838. Dans l’édifice restauré, on observe :

  • Le réemploi de sculptures (culs‑de‑lampe) dans la travée du chœur
  • Les symboles des quatre évangélistes, particularité notable

Les statues de Saint Jean‑Baptiste et de Saint Laurent sont en pierre.

Éléments architecturaux remarquables

  • Porche occidental surmonté d’un tympan roman bien conservé
  • Clocher s’élevant à l’est, au‑dessus du chœur

La cloche de 1594

La cloche fut épargnée durant la Révolution grâce à un charretier chargé de la livrer à la fonderie Frèrejean de Pont‑de‑Vaux afin d’être fondue pour la fabrication de canons. Il la dissimula dans une meule de paille à Saint‑Aubin, maison forte de l’époque.

Une fois la tourmente passée, la cloche retrouva sa place dans l’église Saint‑Georges.

Elle date de 1594 et porte l’inscription suivante : MARIA‑MERBUN‑CAROL. FACTUM‑EST
XPS NOTUS – XPS PASSUS – XPS RESVRR. EXIT

Organisation administrative

En 1971, Béréziat rejoint le district — devenu par la suite Communauté de communes de Montrevel‑en‑Bresse — aux côtés de Cras‑sur‑Reyssouze et Attignat, puis intègre la Communauté d’agglomération du bassin de Bourg‑en‑Bresse.

Organisation actuelle

  • Canton d’Attignat
  • Arrondissement de Bourg‑en‑Bresse
  • Région Auvergne‑Rhône‑Alpes